Touche pas à ma région! Abitibi-Témiscamingue

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enjeux

Les mesures d'austérité du gouvernement laisse présager un très grand nombre d'impacts négatifs sur l'ensemble du Québec et plus particulièrement sur les régions ressources.

Et ce qui est peu rassurant, c'est que le gouvernement multiplie les attaques au fil des semaines:

Et les annonces continuent de se multiplier...

Toutes ces coupures représentent également des pertes concrètes d'emplois pour des professionnels qualifiés de la région. Ayant moins d'opportunités que dans les grands centres, il se pourrait fort bien qu'un grand nombre d'entre eux décident de quitter la région avec leur famille (moins de revenus pour les commerçants, moins de payeurs de taxes, etc). Bref, les effets collatéraux de ces mesures d'austérité n'ont pas fini de se faire sentir, elles laisseront sans doute des marques bien profondes chez nous...


en vrac

État des lieux

Cahier du participant de la journée du 25 novembre et ajouts faits sur place

La colère gronde dans le milieu touristique

Selon Le Soleil, le ministère du Tourisme songe à centraliser la gestion de la taxe spécifique sur l’hébergement (TSH) et à uniformiser le taux perçu pour toutes les régions du Québec. L’uniformisation aurait pour objectif d’imposer une taxe de 3,5 % par nuitée en vue de faire augmenter les revenus de 40 M$ à 67 M$. Jusqu’à ce jour, les établissements hôteliers ont consenti à ce que la taxe soit perçue sur une base volontaire, et bien que Revenu Québec perçoive cette taxe, celui-ci la redistribue aux régions afin qu’elles élaborent elles-mêmes leur stratégie de promotion. Les associations touristiques régionales sont aux aguets et déjà, une douzaine d’entre elles ont signifié leur appui en se positionnant contre le scénario du gouvernement.

Le Soleil
http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201502/13/01-4844073-la-colere-gronde-dans-le-milieu-touristique.php

L’équilibre budgétaire avant la recherche scientifique

Bien que l’innovation, la science et la recherche fassent partie des atouts du Québec, le premier ministre Philippe Couillard juge que le retour à l’équilibre budgétaire est prioritaire.

La Presse
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201502/14/01-4844111-lequilibre-budgetaire-avant-la-recherche-scientifique.php

Le redécoupage des commissions scolaires

Le projet de fusion mis de l’avant par Québec inquiète et préoccupe plusieurs commissions scolaires situées dans les régions. Le remaniement de la carte des commissions scolaires comme envisagé par Québec aurait, selon elles, des effets sur les services aux élèves, les services éducatifs, la gouvernance de proximité, la mobilisation des parents ainsi que la représentation des régions au national.

Le Devoir
http://www.ledevoir.com/societe/education/431589/commissions-scolaires-en-region-entre-inquietude-et-resignation

Les services aux étudiants au collégial durement touchés par les coupes libérales

Au collégial, les coupes records de 40 M$ au réseau cette année ont de multiples impacts : abolition de postes de conseillers pédagogiques, de techniciens en travail social et de techniciens de laboratoire, les coupes dans le soutien scolaire et l’aide psychologique, la réduction des heures d’ouverture des bibliothèques, ainsi que la baisse du financement des équipes sportives.

Portail Québec et FECQ
http://www.fil-information.gouv.qc.ca/Pages/Article.aspx?idArticle=2302124684&lang=en
http://www.newswire.ca/fr/story/1485805/les-compressions-au-collegial-ont-un-impact-sur-les-services-aux-etudiants

Les services aux étudiants à l’université durement touchés par les coupes libérales

Du côté du réseau universitaire, les répercussions associées aux coupes records de 200 M$ sont multiples : abolition de cours et de programmes, fusion de facultés, coupes dans le soutien aux étudiants qui ont des difficultés ou des déficiences.

Portail Québec
http://www.fil-information.gouv.qc.ca/Pages/Article.aspx?idArticle=2302124684&lang=en

La lutte au décrochage touchée par les compressions

Plusieurs intervenants à l’œuvre dans les régions du Québec ont de nombreuses craintes quant au devenir des ententes spécifiques touchant la persévérance scolaire. L’une des raisons étant l’abolition des CRÉ, responsables de la gestion et aussi du renouvellement prochain de ces ententes. Plusieurs se questionnent quant aux modalités que prendront les MRC qui seront dorénavant responsables de gérer les ententes.

Le Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2015/02/12/le-ministre-moreau-affirme-que-la-lutte-au-decrochage-scolaire-ne-sera-pas-touchee-par-labolition-des-cre

Fermeture des bureaux régionaux du Conseil du statut de la femme

Les quatre dernières antennes régionales du Conseil du statut de la femme (CSF) cesseront leurs activités le 31 mars prochain. Ces bureaux sont localisés à Rouyn-Noranda, Saguenay, Montréal et Québec. En raison de ces fermetures, 9 des 37 employés perdront leur emploi, dont 2 au bureau situé à Rouyn-Noranda. Seul le siège social à Québec restera actif avec toutefois des crédits coupés de 460 000 $, soit 12 % du budget qui est d’environ 3,8 M$.

Le Devoir et divers articles de presse
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/431640/compressions-le-csf-ferme-ses-dernieres-antennes-regionales

Fusions envisagées dans les districts de la SQ

Les compressions budgétaires de 30 millions demandées à la Sûreté du Québec (SQ) par le gouvernement Couillard pourraient mener à des fusions dans les différents districts du service. Selon les informations obtenues par Le Journal de Montréal, les dix districts actuels pourraient être ramenés à trois, permettant ainsi de réduire le nombre d’officiers en place. Québec, Montréal et la Montérégie deviendraient les trois têtes de ces super districts. Le super district de Québec engloberait les villes de l’est, celui de Montréal se concentrerait sur l’ouest et le nord alors que celui de la Montérégie fusionnerait avec Trois-Rivières et Sherbrooke.

Le Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2015/02/11/fusions-envisagees-dans-les-districts-de-la-sq

Coupes au MFFP

Le gouvernement a fait l’annonce d’une coupe d’une centaine de postes de professionnels, des dizaines de scientifiques, dont des biologistes, au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). Une situation qui soulève de vives inquiétudes quant à la perte d’expertise scientifique : « Avec les compressions et les mises à pied, ce sont des dizaines d’années d’effort en acquisition de connaissance et en développement d’expertise qui risquent de partir en fumée ». Aucune région du Québec ne devrait être épargnée par le plan mis en place par le gouvernement. Rappelons qu’à l’automne dernier, 16 agents de la faune, un peu partout au Québec, ont déjà perdu leur emploi.

Le Devoir
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/431355/quebec-exsangue-la-faune

Nouvelle structure en santé : les gestionnaires touchés

La réforme du réseau de la santé entraînerait l’abolition de quelque 6 000 emplois à la fin du mois de mars 2015. Ces milliers de cadres seront mis au ballottage, sans aucune certitude d’être replacés ailleurs si leur quête d’emploi dans la nouvelle structure est vouée à l’échec.

Le Devoir
http://www.ledevoir.com/societe/sante/431446/commotion-chez-les-cadres-de-la-sante

Le financement des carrefours jeunesse-emploi des régions réduits

Six carrefours jeunesse-emploi situés en Gaspésie‑Îles-de-la-Madeleine, Abitibi-Témiscamingue, Bas-Saint-Laurent, Chaudière-Appalaches, Côte-Nord et Nord-du-Québec subiraient des coupures de 10 %, et ce, malgré le maintien de l’enveloppe globale pour l’année 2015-2016. Ceux situés près des grands centres verraient leurs budgets maintenus voire augmentés de 5 % à 31 %.

Le Journal de Québec
http://www.journaldequebec.com/2015/02/05/le-financement-des-cje-des-regions-reduits

Plusieurs coupes de l’État frappent les petites villes

Après la fin du programme de soutien aux territoires dévitalisés, le couperet tombe sur plusieurs fonds alloués à la rénovation du logement. Ainsi, le journal nous apprend que les programmes Rénovation Québec (PRQ), munis d’une enveloppe de 29,2 millions en 2013-2014, RénoVillage (16,8 M$) et le programme Réparations d’urgence (PRU) (2 M$), réservé aux petites municipalités, ne seront pas renouvelés. Également, le programme Accès-Logis, destiné aux logements abordables, ne sera pas reconduit.

Le Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2015/02/07/les-petites-villes-frappees-par-les-coupes-de-letat

La Financière agricole du Québec veut centraliser ses bureaux locaux à Rouyn-Noranda

La Financière agricole du Québec étudie la possibilité de rapatrier ses employés basés à Ville-Marie, Amos et La Sarre dans les bureaux de Rouyn-Noranda au cours de l’année 2015. Quatre employés pourraient être contraints à se déplacer pour travailler à Rouyn-Noranda. Leur comptoir de service demeurerait ouvert sur rendez-vous.

ICI Radio-Canada – Abitibi-Témiscamingue
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2015/02/02/005-financiere-agricole-quebec-ferme-bureaux-temiscamingue-amos-la-sarre-rouyn-noranda.shtml

 

Documents déposés le 28 janvier 2015

Resserrement à l’aide sociale

L’annonce vise à apporter des modifications au règlement encadrant l’aide financière de dernier recours. Les modifications permettront d’économiser de 11 à 15 M$. La population touchée devrait être entendue au cours des prochaines semaines. Déjà, les partis de l’opposition dénoncent notamment le fait que les mesures annoncées entretiennent des préjugés envers les plus démunis et remettent en question le patrimoine acquis par leur travail ou par héritage. 

Ici Radio-Canada
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2015/01/28/001-aide-sociale-reforme-quebec-francois-blais.shtml

Compressions dans les universités : des DÉCISIONS DIFFICILES

Les universités québécoises sortiront grandement affectées par les compressions, selon une nouvelle compilation. Après les propositions de baisse de salaires des professeurs, la réduction de leurs congés et l’augmentation de leur tâche, voici que l’offre de formation s’ajoute à la liste. Spécifiquement pour l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), on rapporte que la formation aux Premières Nations est remise en question et que des programmes pourraient être fermés au campus de Val-d’Or.

Le Devoir
http://www.ledevoir.com/societe/education/430183/compressions-des-cours-abolis-par-dizaines-dans-les-universites

La loi sur la formation de la main-d’œuvre sous la loupe

Des modifications à la loi sont sur la table. Or, il semble exister des clivages importants entre les organisations syndicales et le secteur d’enseignement, qui ne souhaitent pas de modifications à la loi, alors que les secteurs patronaux veulent des modifications importantes pour recentrer les efforts sur l’emploi. Pour d’autres, l’abolition du 1 % serait à envisager.

La Presse
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201501/28/01-4839091-formation-de-la-main-doeuvre-quebec-veut-faire-le-menage.php

Rumeurs persistantes à l’égard du financement des événements touristiques et festivals

Entre la baisse de subvention, l’annulation de programmes de subvention ou le recentrage nécessaire quant au mode de financement des événements, une réalité émerge : il sera de plus en plus difficile de trouver du financement en dehors de l’aide gouvernementale.

Radio-Canada – Abitibi-Témiscamingue
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2015/01/27/006-evenements-festivals-touristiques-ministere-subventions-abitibi-temiscamingue.shtml

Avenir incertain pour le Centre ressources jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue

Faute d’un financement suffisant, le CRJ risque de devoir procéder à un avis de licenciement collectif d’ici le 2 février prochain. Ce licenciement ne signifie pas que le CRJ soit appelé à disparaître complètement. Toutefois, selon les ententes de service qui seront confirmées d’ici cette date, l’organisation peut être appelée à réviser son offre de service.

La Frontière
http://www.lafrontiere.ca/2015/01/22/avenir-incertain-pour-le-crj-de-labitibi-temiscamingue

Le logement social en péril

Des coupes ont touché deux programmes de la Société d’habitation du Québec (SHQ), soit RénoVillage, le programme de rénovation d’urgence, ainsi que le programme Rénovation Québec. Ils ont aussi réduit considérablement le programme d’adaptation de domicile pour les personnes handicapées et tout récemment, AccèsLogis Québec, également géré par la SHQ. L’inquiétude est grande pour l’avenir des logements sociaux dans les régions et partout au Québec. Seulement 4 groupes de ressources techniques sur 24 ont touché leur subvention, normalement versée en septembre. Les nouvelles dispositions du programme AccèsLogis pourraient retarder le projet de construction de 72 unités de logements sociaux à Rouyn-Noranda.

Communiqué
http://www.francoisgendron.qc.ca/communique/les_decisions_du_ministre_pierre_moreau_menacent_les_logements_sociaux_en_region
La Frontière
http://www.lafrontiere.ca/2015/01/26/les-72-logements-sociaux-en-peril

Plaidoyer en faveur d’une concertation régionale appliquée aux eskers et moraines

Dans le communiqué de presse de la Société de l’eau souterraine Abitibi-Témiscamingue, on peut lire : « C’est à travers la concertation régionale qu’on voit présentement émerger un modèle régional de gouvernance de ces territoires particuliers. Ce modèle est aujourd’hui mis en place par une grande variété de leaders aux quatre coins de la région, tant dans le public que dans le privé, dans la recherche, dans la gestion, chez les élus et au sein de la population. Quelle que soit la forme que prendra à l’avenir la concertation régionale, il est essentiel qu’elle maintienne et continue de développer son expertise en gouvernance des eskers et moraines aquifères. »

Communiqué  de la SESAT
http://www.mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/article/communique_2015-01-21_sesat_concertation_regionale1.pdf

Valorisation Abitibi-Témiscamingue et l’avenir

L’organisme, qui veut maintenir ses activités, s’interroge sur le devenir du financement qui lui était destiné à la suite de l’abolition annoncée de la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue. Au nombre des défis rencontrés par l’organisation au cours des dernières annoncées : l’attraction de la main-d’œuvre, la rétention de la population, la fierté régionale des gens de l’Abitibi-Témiscamingue à leur région ainsi que la valorisation de la région à l’extérieur de ses frontières.

Communiqué de Valorisation Abitibi-Témiscamingue
http://www.conferenceregionale.ca/courriel/communique_VAT_necessite_pour_la_region_20150121.pdf

 

 

Documents déposés le 19 décembre 2014

Couperet à la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Abitibi-Témiscamingue

En raison de l’abolition des CRÉ, un avis de licenciement collectif a été déposé aux 25 personnes œuvrant au sein de la Conférence régionale. Selon le président de l’organisme, M. Jean-Maurice Matte, tous les mandats sont visés et sont appelés à disparaître, à moins qu’il n’y ait une volonté ferme de la région, des MRC et du futur organisme de concertation de les maintenir. Des outils de développement tels Valorisation Abitibi-Témiscamingue, l’Observatoire et le ComaxAT sont donc en péril. C’est pourquoi se tiendront en parallèle des démarches au cours des prochaines semaines pour faire reconnaître par le gouvernement une nouvelle entité que souhaitera se doter la région. Il y a espoir, de cette manière, de sauver l’emploi de certaines d’entre elles par l’implantation d’un nouvel organisme de développement régional.

ICI Radio-Canada
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2014/12/17/002-licenciement-employes-conference-regionale-des-elus-cre-creat-abitibi-temiscamingue.shtml

La Frontière
http://www.lafrontiere.ca/2014/12/17/abolition-de-la-cre-25-emplois-supprimes

Disparition de la CRÉ = recul important sur le plan du développement social

Avec l’abolition de la CRÉ disparaît l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, qui se veut un « atout majeur lorsque vient le temps de mesurer les changements sociaux », explique Christine Doré du RÉPAT. Tout aussi inquiétante est la disparation de plusieurs lieux de participation citoyenne.

RÉPAT
http://www.lerepat.org/communique/fermeture_de_la_cre_disparition_d%E2%80%99outils_importants_en_developpement_social

Couper la recherche scientifique en forêt

Deux décisions récentes prises par le gouvernement du Québec menacent la place de la recherche en foresterie : l’abolition du programme de recherche en partenariat sur l’aménagement et l’environnement forestiers ainsi que du programme de financement de la recherche et développement en aménagement forestier (PFRDAF). Ce dernier, en particulier, soutient la recherche forestière dans les régions du Québec de sorte d’assurer les acquis scientifiques et la poursuite d’importants développements régionaux pour le secteur forestier. La Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable en Abitibi-Témiscamingue est un exemple éloquent de partenariats qui ont été générateurs d’emplois de qualité.

Lettre du Centre d’étude de la forêt au premier ministre
http://www.cef-cfr.ca/uploads/CEF/Couperlarecherchescientifiqueenfor%EAtCEF.pdf

Matière à réflexion

Juste pour les deux prochaines années, le 450 000 $ non distribué dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec aurait pu permettre un investissement de plus d’un million de dollars de plus en recherche et développement dans la région. Le respect des sommes déjà engagées permettra à la Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement durable de poursuivre la recherche, mais à terme, la disparition du programme pourrait mettre fin aux activités de la Chaire.

Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement durable

Recul des services publics gouvernementaux

Plusieurs bureaux régionaux sont fermés sporadiquement pour cause de manque de personnel. Au cours des derniers mois, les bureaux de l’Office de la protection du consommateur et de la Régie du logement à Rouyn-Noranda ont eu à fermer leurs portes momentanément. Les bureaux de la Régie du bâtiment du Québec de la région ont dû fermer régulièrement dans les dernières années par manque de personnel. Tout cela se répercute inévitablement sur la qualité des services offerts.

SFPQ – Quelques exemples du recul des services publics gouvernementaux dans les régions du Québec

 

Documents déposés le 15 décembre 2014

QUATRE POSTES ABOLIS AU CLD DU TÉMISCAMINGUE

Trois des emplois abolis concernent des conseillers ou agents de développement directement liés aux services aux entreprises et d’un employé de soutien. Sur une base annuelle, le CLD du Témiscamingue traitait une moyenne de 125 à 150 dossiers d’entreprises avec ses huit employés. Des prouesses seront à prévoir pour maintenir le cap. Rappelons qu’environ 800 entreprises contribuent à la vitalité socioéconomique du Témiscamingue.

La Frontière
http://www.lafrontiere.ca/2014/12/14/quatre-emplois-abolis-au-cld-du-temiscamingue

Matière à réflexion

L’annonce de ces nouvelles pertes d’emploi porte à 7 le total de personnes voyant leur poste aboli au sein de 3 des 5 CLD de l’Abitibi-Témiscamingue. Les CLD d’Abitibi et d’Abitibi-Ouest n’ont fait aucune annonce de ce genre au cours des dernières semaines.

VERS UNE HAUSSE DU RATIO MAÎTRE-ÉLÈVES

Selon les renseignements obtenus par La Presse, en dépit des engagements de Philippe Couillard à ne pas sabrer les services à la population, Québec demandera qu’on augmente le ratio maître-élèves au second cycle du primaire et au secondaire. On proposera d’augmenter le nombre d’élèves de trois ou quatre dans les classes de quatrième, de cinquième et de sixième année, et d’admettre un élève de plus dans les groupes restés plus nombreux au secondaire, où la moyenne devrait être de 30 élèves, avec un maximum de 32.

La Presse
http://www.lapresse.ca/actualites/education/201412/12/01-4827895-vers-une-hausse-du-ratio-maitre-eleves.php

LA RÉVISION DU MODÈLE ET DU SECTEUR TOURISTIQUE : DÉBATS À VENIR ENTOURANT LA TAXE D’HÉBERGEMENT

Le partage de la lucrative taxe d’hébergement (environ 45 millions par an) risque de susciter de vifs débats. Pour l’instant, elle va aux 22 associations touristiques régionales (ATR). La taxe d’hébergement est modulée à géographie variable : 2 ou 3 $ par nuitée dans certaines régions, 3 % ou 3,5 % du prix de la nuitée dans d’autres. En janvier 2015, la ministre Dominique Vien a l’intention de rencontrer les gens de l’industrie en vue de doter la province d’un nouveau modèle d’affaires et de gouvernance.

La Presse
http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201412/11/01-4827484-vendre-le-quebec.php
http://www.lapresse.ca/voyage/nouvelles/201412/09/01-4826641-relance-du-tourisme-quebec-doit-faire-plus.php

Matière à réflexion

La taxe d’hébergement fut instaurée par chacune des régions, et ce, par voie de référendum. Il s’agit d’une taxe volontaire. En Abitibi-Témiscamingue, elle a été adoptée en 2004. En 2012, l’industrie hôtelière a adhéré à une majoration de la taxation de 2 $ à 3 $ la nuitée. La taxe d’hébergement représente 1 M$ annuellement en Abitibi-Témiscamingue. Selon les éléments mentionnés en novembre dernier, « Le rapatriement de la taxe sur l’hébergement à Québec figure en haut de la liste des changements à surveiller. Levier économique important, elle finance la promotion de la région, mais aussi le développement. Elle a permis à la destination de l’Abitibi-Témiscamingue de faire des pas immenses, de se professionnaliser, de se faire connaître. Son apport est essentiel afin de maintenir une destination compétitive. » 

Tourisme Abitibi-Témiscamingue et Être l’Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

TRANSPORT ADAPTÉ : HAUSSE IMPORTANTE DES TARIFS

À compter de janvier 2015, les tarifs de repas et de transport adapté pour les personnes qui fréquentent les centres de jour des établissements de santé connaîtront une hausse fulgurante allant jusqu’à 650 %, apprend-on par Le Journal de Montréal. Le ministère de la Santé et des Services sociaux propose aux établissements d’échelonner ces hausses sur un horizon n’excédant pas trois ans afin d’éviter un choc tarifaire. Cette hausse touchera plusieurs personnes âgées en perte d’autonomie.

Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2014/12/07/les-tarifs-explosent-de-650

RÉVISION POSSIBLE DE LA POLITIQUE NATIONALE DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Bien que le gouvernement provincial ait fait volte-face quant à sa décision visant à réduire la subvention aux organismes voués à la communication et à la culture scientifiques, Michel Dumais, chroniqueur au Journal de Montréal rappelait que « le ministre Daoust remet aussi en question sa Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI), qui date à peine d’une année et qui avait été accueillie positivement par l’entreprise et le milieu de la culture scientifique, on ne peut qu’être inquiet ». Inquiétude partagée par l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). Celle-ci, après avoir mis en ligne une pétition, rappelait au gouvernement dans le cadre d’une lettre datée du 27 novembre dernier que « les connaissances et les données produites par les chercheurs et les étudiants chercheurs québécois constituent un élément essentiel à la prise de décision gouvernementale, et ce, dans tous les domaines (…). »

Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2014/12/13/science-pour-tous

ACFAS, Lettre envoyée au premier ministre du Québec
http://www.acfas.ca/sites/default/files/fichiers/lettrepm_memoirecrpp.pdf

Matière à réflexion

En 2013, en Abitibi-Témiscamingue, l’emploi en science et technologie représentait 29,5 % des emplois des personnes âgées de 25 à 64 ans, soit une proportion nettement inférieure à l’ensemble du Québec, chiffrée à 40,9 %. Cette part situe la région au dernier rang parmi les régions administratives du Québec. Enfin, la région est par ailleurs la seule à avoir enregistré un recul du côté des emplois en science et technologie entre 2003 et 2013.

Institut de la statistique du Québec, Compendium d’indicateurs de l’activité scientifique et technologique au Québec – Édition 2014.
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/science-technologie-innovation/compendium.html

DÉPÔT DU RAPPORT SUR LE FINANCEMENT DES UNIVERSITÉS

Le rapport final contient 25 recommandations concernant notamment :

Peu d’universités ont accepté de commenter le rapport depuis vendredi. Il s’agit donc d’un dossier à suivre quant aux impacts possibles sur l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2014/12/12/le-financement-des-universites-pourrait-etre-reduit-de-144-m
Site Web du chantier sur la politique de financement des universités
http://www.mesrs.gouv.qc.ca/financement/


Documents déposés le 9 décembre 2014

L’appui à la forêt remis en question

En avril dernier, le gouvernement du Québec annonçait sa décision d'augmenter les investissements en travaux sylvicoles en forêt publique et de les porter à 225 M$ en 2014-2015. Or, le dossier étant sous analyse actuellement, il n’est pas possible de statuer quant à l’avenir de cette enveloppe.

Journal de Montréal
http://www.journaldemontreal.com/2014/12/08/austerite--lappui-a-la-foret-remis-enquestion-par-le-gouvernement-couillard

Matière à réflexion

Dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, l’annonce gouvernementale était de plus de 23 M$ pour la réalisation de travaux sylvicoles. L’industrie forestière de l’Abitibi-Témiscamingue est composée de quelque 229 entreprises, qui génèrent environ 5 229 emplois directs. Environ 128 entreprises du secteur forestier œuvrent principalement dans l’exploitation forestière et les activités connexes (récolte, aménagement, sylviculture, etc.). Avec 56 % des entreprises de l’industrie forestière, ce secteur génère quelque 1 480 emplois dans la région.

Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue — Répertoire des établissements d'Emploi-Québec

Le tourisme sur la sellette

Depuis quelques semaines, plusieurs articles traitent de l’incertitude qui plane sur l’industrie touristique. D’entrée de jeu, le gouvernement, qui a pour objectif de revoir le financement public versé à l’industrie touristique, souhaite revoir le « modèle d’affaires » privilégié par les associations touristiques régionales (ATR). Parallèlement, les intervenants touristiques ignorent si le Fonds de partenariat qui, en principe, prend fin le 31 mars 2015 sera renouvelé. Autre élément à signaler, plusieurs centres locaux de développement (CLD) au Québec n’interviendront plus dans le développement touristique en raison des récentes compressions qui obligent une révision de leur mandat. Désorganisation, désengagement, retour à la case départ du « chacun pour soi » et perte du lien de proximité entre la région et les MRC-Villes dans leur dimension touristique sont au nombre des préoccupations.

Revue de presse
http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201412/05/01-4825488-nollet-craint-une-desorganisation.php http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2014/12/08/007-bsl-tourisme-cld.shtml

Environnement : une dizaine de groupes menacés de fermeture

Une dizaine d’organismes communautaires environnementaux risquent de disparaître d’ici quelques mois si le gouvernement provincial continue de refuser de renouveler l’aide financière qui leur est pourtant versée depuis 2006. Selon le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et Environnement Jeunesse, les coupes porteront « atteinte à leur capacité de protéger les écosystèmes québécois et privera l’ensemble de la population de précieux leviers démocratiques pour veiller sur l’environnement de même qu’à veiller à la sensibilisation, à la promotion d’alternatives et la défense collective des droits ».

Le Devoir
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/425730/environnement-une-dizaine-de-groupes-menaces-de-fermeture

Le déboursé d’une famille moyenne

Les nouvelles hausses de taxes et de tarifs annoncées par le gouvernement la semaine dernière frapperont durement les familles en 2015. Selon une compilation effectuée dans les quotidiens de Québecor, une famille québécoise moyenne (avec deux enfants) combinant un revenu annuel de 85 000 $ devra débourser 1 343 $ de plus l’année prochaine pour absorber l’augmentation des frais dans les garderies subventionnées, des primes d’assurance auto, du coût de l’essence, de l’électricité, des taxes scolaires et municipales.

Journal de Montréal et Le Devoir
http://www.journaldemontreal.com/2014/12/04/hausses-salees-pour-les-familles
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/425967/rigueur-rigueur-rigueur

La culture et les compressions silencieuses

Le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) a fait part au Devoir de plusieurs témoignages, surtout venus des régions, disant que les coupes extérieures au ministère de la Culture et des Communications (MCC) se font sentir partout. Les compressions à Emploi Québec affecteraient les subventions salariales en culture, alors que les ponctions au ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS) et dans les commissions scolaires risquent de sonner le glas de plusieurs activités culturelles. L’abolition des conférences régionales des élus (CRÉ) et des centres locaux de développement (CLD) se répercute aussi sur le terrain culturel. Entre autres.

Le Devoir
http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/425882/les-compressions-silencieuses

 

Documents déposés le 8 décembre 2014

Plus de 360 places en garderie seraient en péril en Abitibi-Témiscamingue

Le Regroupement des centres de la petite enfance de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec estime que plus de 360 places ne verront pas le jour dans la région en raison de la réforme des services de garde. Québec souhaite que les CPE contribuent pour 50 % aux coûts d’immobilisation des nouvelles installations. Plusieurs projets qui sont sur la table depuis 2012 sont compromis.

Ici Radio-Canada.
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2014/12/03/004-places-garderie-peril-reforme-cpe-abitibi-temiscamingue.shtml

Matière à réflexion

Au 31 mars 2014, les familles de l’Abitibi-Témiscamingue disposaient de 4 423 places en service de garde pour leurs jeunes enfants. Ces places étaient réparties comme suit : 1 884 en centre de la petite enfance, 2 332 en milieu familial et 80 en garderie subventionnée. S’ajoutent 127 places en garderie non subventionnée.

Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les agents de développement ruraux sur la sellette

Le gouvernement Couillard poursuit la liquidation des outils de développement de la ruralité et s’en prend maintenant aux agents de développement ruraux. À partir du 31 mars 2015, les municipalités régionales de comté (MRC) ne seront plus obligées de consacrer la totalité des sommes prévues dans la Politique nationale de la ruralité (PNR) aux 139 agents de développement rural en place et elles pourront modifier leur mandat. Pour la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc, « dans le contexte budgétaire actuel, au moment où les MRC doivent déjà composer avec le tiers de leur enveloppe habituelle, on voit mal comment elles pourront continuer à faire vivre la Politique nationale de la ruralité. »

La Terre de chez nous.
http://www.laterre.ca/politique/ruralite-la-liquidation-se-poursuit/

Matière à réflexion

En janvier 2013, l’octroi d’une somme de près de 6 M$ était confirmé aux MRC rurales de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et à la Ville de Rouyn-Noranda pour la mise en œuvre de la Politique nationale de la ruralité. Une somme de 2,1 M$, dès 2014-2015, se destinait au financement des pactes ruraux et des postes d’agents de développement ruraux de la région. Un engagement supplémentaire de l’ordre de 3,7 M$ était confirmé, pour un maximum de 750 000 $ par MRC sur dix ans, à la réalisation de « pactes plus » sur le territoire rural de la région.

Communiqué de presse.
http://qgov.newswire.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Janvier2014/27/c5180.html

Les commissions scolaires et les fusions

L’Association des commissions scolaires de l’Abitibi-Témiscamingue veut des précisions quant au projet de regroupement des commissions scolaires, leur priorité étant d’offrir les meilleurs services afin de favoriser le parcours scolaire et la réussite éducative des jeunes.

La Frontière.
http://www.lafrontiere.ca/2014/12/04/les-commissions-scolaires-veulent-plus-dexplications

Matière à réflexion

Est-il utile de rappeler que bien que le niveau de scolarisation de la population régionale soit en progression, il demeure nettement inférieur à celui du Québec? En 2011, près d’une personne sur trois (31 %) de la population de l’Abitibi-Témiscamingue est sans diplôme ni qualification, en comparaison à 22 % au Québec. En parallèle, le taux d’abandon sans diplôme ni qualification est à la hausse dans la région : il est passé de 16,0 % en 2008-2009 à 19,4 % en 2011-2012.

Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Péril du modèle de développement régional en éducation

Plusieurs décisions gouvernementales, prises isolément, fragilisent des secteurs d’activité et remettent notamment en cause l’accomplissement même de la mission d’accessibilité à l’éducation de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (CAT). Au nombre des enjeux, notons l’abandon de certains programmes d’études ou de créneaux de recherche essentiels, la perte d’une expertise significative et structurante ainsi que la capacité de la région à favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre.

Lettre ouverte de l’Université du Québec de l’Abitibi-Témiscamingue et du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Matière à réflexion

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue font face cette année à des compressions directes respectives de 2,4 M$ et 850 000 $.

La réforme de l’industrie touristique inquiète

Dans le contexte de la révision du modèle d’affaires, actuellement en cours, le ministère du Tourisme (MTO) a décidé de maintenir, pour le moment, les paramètres du programme d’aide financière aux événements et festivals pour la saison été-automne 2015. Les critères du programme demeurent inchangés, dans l’attente des nouveaux paramètres du programme qui seront connus au terme de la révision du modèle d’affaires. Il est à noter qu’aucun nouveau festival ou événement ne sera soutenu.

Site Web du Ministère du Tourisme.
http://www.tourisme.gouv.qc.ca/programmes-services/aide/aide-festivals.html

Matière à réflexion

La région compte 26 festivals et événements à saveur culturelle, dont une vingtaine ont vu le jour au cours de la dernière décennie. Une étude portant sur 16 festivals et événements d’ici estime que la proportion de touristes représenterait environ 38 % de leur achalandage, et que leurs dépenses atteignaient 12 M$ (2010). La pérennité de plusieurs festivals et événements repose notamment sur un soutien financier des différents paliers gouvernementaux.

Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue.
http://www.observat.qc.ca/documents/publication/abrege_tourisme_2012.pdf

Capacité d’innovation et de recherche et développement compromise

La réduction des subventions du Fonds québécois de la recherche met en péril certaines instances et chaires de recherche, mais aussi toutes les avancées permettant d’assurer la relance des industries régionales. Par ailleurs, la diminution des subventions a un impact direct sur la capacité d’avoir du personnel disponible.

Lettre ouverte de l’Université du Québec de l’Abitibi-Témiscamingue et du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Matière à réflexion

L’abolition de la conférence régionale des élus (CRÉ) prive les établissements d’enseignement et de recherche d’un important soutien en recherche et création. Ayant terminé un premier quinquennat d’aide financière en faveur de la recherche à l’UQAT en 2011-2012 pour une somme totale de 1,5 M$ (Fonds de développement régional [FDR]), la Conférence régionale a reconduit une aide financière de 300 000 $ en 2012-2013. Cette contribution financière a un véritable effet de levier pour l’UQAT, qui se donne ainsi les moyens de trouver du financement supplémentaire auprès d’autres partenaires.

Rapports annuels de la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue.

Fragilisation du modèle décentralisé régional des services de santé

Depuis cinq ans, approximativement 20 M$ de compressions budgétaires sont reliés à la démarche d’optimisation des services de santé dans la région, dont près de 6 M$ en 2014-2015. L’année 2015-2016 sera très éprouvante. Au nombre des préoccupations des régions au regard du projet de loi 10 – Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, notamment l’abolition des agences régionales –, la crainte de perdre des gains obtenus au sein des réseaux locaux de services, qui a permis une modulation des services à la couleur locale, est nommée. On soulève l’accessibilité aux soins dans le passage d’un réseau d’établissements vers un réseau de services intégrés.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Matière à réflexion

Bien que la population ait à se déplacer d’une MRC à l’autre pour recevoir des soins spécialisés, 95 % des besoins en services médicaux sont comblés par les ressources médicales de la région.

Diagnostic stratégique de l'Abitibi-Témiscamingue.
http://www.conferenceregionale.ca/documents/publications/collini_diagnostic_strategique_24092013_version_adoptee.pdf

Atteinte aux conditions de vie et de bien-être des personnes

L’abolition des structures de concertation est perçue comme une entrave à notre capacité de poursuivre un développement social cohérent et organisé, voire une atteinte à la solidarité. Les coupes actuelles fragiliseront l’ensemble de la population, particulièrement les personnes plus vulnérables, dont les femmes et les familles, mais aussi les personnes âgées et les gens à faible revenu. Le tissu social va se désagréger. Les mesures gouvernementales auront aussi un impact négatif sur les services de proximité et sur l’occupation du territoire, ce qui aura des effets directs sur la qualité des services offerts aux citoyens et citoyennes.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Importance de continuer à surveiller les annonces liées à la Stratégie d’action jeunesse

L’ensemble de la Stratégie d’action jeunesse est en cours de révision. Cette stratégie encadre de nombreux programmes comme les mesures en entrepreneuriat, la réussite éducative et la santé. Elle encadre également les missions des forums jeunesse et permet l’obtention d’un fonds d’investissement régional pour des projets jeunesse. Les risques que le financement soit modulé en fonction de la clientèle sont importants et pourraient accroître le déséquilibre entre les régions et les grands centres.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Étiolement des conditions favorables à l’entrepreneuriat

Comment la région saura-t-elle relever le défi de soutenir ses entrepreneurs, principaux acteurs du développement économique, et leur offrir les services adéquats à la création, à l’expansion et à la consolidation de leurs entreprises? L’abolition des centres locaux de développement (CLD), c’est quelque chose d’important, mais il faut regarder le développement économique dans son ensemble, avec les autres organismes régionaux. La Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Abitibi-Témiscamingue, le projet ACCORD et 48e Nord international sont tous des organismes qui favorisent le développement économique de tous les territoires de la région. L’épée de Damoclès pend désormais au-dessus de tous les services de première ligne.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Gestion comptable à court terme ne tenant pas compte du développement durable

L’approche comptable compromet la création de richesses pour les générations futures et la réflexion à long terme de l’après-mine en plus de provoquer la perte de financement pour des projets structurants à long terme, la capacité des créneaux d’excellence à remplir leur mission ainsi que la pérennité de l’agriculture et de l’éducation forestière, si importante pour le développement d’une culture forestière.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Des programmes inadaptés aux réalités agricoles de la région

Le dynamisme du secteur agricole a un impact majeur sur l’occupation du territoire et sur la vitalité des municipalités rurales. L’important désengagement de l’État, alors que les producteurs ont besoin de stabilité, fragilise le secteur agricole. D’importants changements ont été effectués du côté du programme d’assurance stabilisation (ASRA) au cours des dernières années et d’autres changements pourraient avoir des répercussions majeures.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

L’industrie touristique sur un pied d’alerte

Une consultation sur le modèle d’affaires du tourisme au Québec a été amorcée par la ministre du Tourisme cet automne. Bien qu’à ce jour, aucune annonce officielle ne touche directement le secteur touristique, ce dernier est déjà affecté par l’incertitude et déstabilisé par la disparition de ses partenaires. L’unité de développement touristique régionale, plus connue sous le nom de Carrefour touristique, écope déjà des décisions alors que son partenaire, la CRÉ, est en voie de disparaître. Les partenaires de Tourisme Abitibi-Témiscamingue sur les territoires, majoritairement des CLD, n’existent plus. La collaboration sera à reconstruire et la complémentarité des mandats à revoir.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Crainte d’un retour à la case zéro

Dans le secteur culturel, le poste de directrice régionale du ministère de la Culture et des Communications (MCC) de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec a été fusionné avec celui de l’Outaouais. De plus, l’abolition des directions régionales du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) demande une réorganisation des budgets alloués en culture-éducation, ce qui a pour effet de ralentir et de modifier les pratiques actuelles en diminuant les sommes utilisées pour les sorties culturelles. Aussi, l’entente entre le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la CRÉ pour le Programme des arts et des lettres de l’Abitibi-Témiscamingue est compromise. L’exode des artistes est craint, tout comme la perte de gens d’expérience et d’expertises à cause des compressions budgétaires imposées. C’est la voix de notre région qui s’en trouve amoindrie.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Diminution de la capacité de prendre des décisions

Avec l’abolition de la CRÉ, plusieurs impacts sont nommés : perte de notre capacité de parler fort et d’une seule voix, perte des lieux d’échange, des expertises qui s’y retrouvent, des outils régionaux (L’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, Valorisation Abitibi-Témiscamingue), évacuation encore plus importante de la société civile et des petites collectivités dans les décisions concernant le développement de la région et difficulté accrue pour la région de se concerter sur une vision à long terme de son développement et en y faisant contribuer tous les groupes de la société.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf

Embûches à l’immigration

En immigration, La Mosaïque constate une diminution de 50 % de sa subvention. Quant au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), il dénonce le transfert de responsabilités du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) vers des organismes à but non lucratif qui risque d’entraîner une dérive de la constance des informations transmises aux immigrants et de diminuer le processus d’imputabilité.

Être l'Abitibi-Témiscamingue, Cahier du participant et ajouts faits sur place, Activité de mobilisation du 25 novembre 2014.
http://mobilisation-abitibi-temiscamingue.org/documents/medias/cahier_participant_actes_25nov2014.pdf
http://www.newswire.ca/en/story/1433734/nouvelles-coupes-du-gouvernement-couillard-en-region-fermeture-des-bureaux-du-ministere-de-l-immigration-de-la-diversite-et-de-l-inclusion#

 

Documents déposés le 3 décembre 2014

Mission des carrefours jeunesse-emploi (CJE)

Le gouvernement du Québec a récemment confirmé que les 111 carrefours jeunesse-emploi seront désormais financés par ententes de services au 1er avril 2015. Ces changements apporteront des modifications majeures à leur fonctionnement et remet en question le caractère universel des services offerts aux jeunes.

Le Sémaphore – décembre 2014
http://www.cjeae.qc.ca/Publications.aspx

Coupes à l’UQAT

« Dans la dernière semaine, j’ai été informé des coupures infligées à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Vous auriez dû être conscient de l’importance de l’UQAT pour le développement de la région et pour la diplomation. Ces coupures se traduiront par une diminution de l’offre de cours et une diminution de la capacité de recherche offerte aux groupes et entreprises de la région. »

Lettre ouverte de M. Stéphane Grenier adressée à M. Guy Bourgeois, député d’Abitibi-Est
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2014/12/01/001-guy-bourgeois-stephane-grenier-lettre-ouverte-jean-claude-loranger-ccirn.shtml 

Projets retardés par les compressions de Québec

« Avec les dernières politiques d’austérité du gouvernement, plusieurs postes clés au sein des ministères seront coupés en région pour être transférés à Québec, ce qui ne fera qu’allonger les délais pour les projets futurs. Avec les coupures, six techniciens en aménagement du territoire ont perdu leur emploi (au bureau local). Contrairement aux gens du Ministère avec lesquels on faisait affaire ici, ceux de Québec ne connaissent pas les réalités de notre région. »

Entrevue de M. Frédéric Vincent, L’Écho Abitibien
http://www.lechoabitibien.ca/2014/12/01/projets-retardes-par-les-compressions-de-quebec

Pertes d’emplois dans les CLD

Au CLD de la Vallée-de-l’Or, deux personnes perdront leur emploi dès janvier et deux autres verront leurs heures de travail diminuées. Au CLD de Rouyn-Noranda, il y aura une ressource en moins et les ressources qui demeurent devront effectuer deux heures et demie de plus de travail par semaine avec un gel salarial. À La Sarre, une ou deux personnes pourraient perdre leur emploi.

ICI radio-canada.ca
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2014/11/28/002-cld-compressions-pacte-fiscal-pertes-emplois.shtml

Fonction publique

Les emplois dans la fonction publique sont dispersés dans les régions de façon à distribuer les emplois à travers la province. Ces emplois sont importants pour la stabilité économique de la région, qui dépend fortement des ressources naturelles et en particulier des ressources minières, dont la valeur est cyclique. Des pertes d’emplois stables dans la fonction publique seraient très dommageables pour la région.

Entrevue de M. Jean-Claude Loranger, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda
http://www.lafrontiere.ca/2014/11/27/la-chambre-de-commerce-craint-la-perte-de-postes-de-fonctionnaires

Plusieurs départs à la retraite sont prévus dans la fonction publique en Abitibi-Témiscamingue. Il faut éviter que ce soit le prétexte pour vider, par attrition, nos bureaux régionaux de postes décisionnels très importants pour notre développement et la défense de nos dossiers auprès de leurs patrons basés à Québec.

Entrevue de M. Jean-Claude Loranger, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda
http://www.lafrontiere.ca/2014/11/27/la-chambre-de-commerce-craint-la-perte-de-postes-de-fonctionnaires

Concertation dans le domaine des ressources naturelles

La Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire (CRRNT) permet à la société civile de diriger ses recommandations aux élus de la région. L’avenir de cette commission, qui découle de la Conférence régionale des élus, est aujourd’hui incertain.

Communiqué du Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue, 27 novembre 2014
http://www.creat08.ca/pdf/comm/20141127.pdf

Atteinte à la capacité de se mobiliser

Le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne plusieurs projets environnementaux dans lesquels sont impliqués plus d’une trentaine d’organismes régionaux. L’organisme est inquiet quant aux impacts des coupures au sein de ces organismes sur les suites possibles de leur implication et de leur collaboration.

Communiqué du Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue, 27 novembre 2014
http://www.creat08.ca/pdf/comm/20141127.pdf

TOURISME

L’abolition de la Conférence régionale des élus et des centres locaux de développement est un dur coup, étant l’un comme l’autre des partenaires importants du développement de l’industrie touristique régionale.

Communiqué de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, 4 novembre 2014
http://www.tourisme-abitibi-temiscamingue.org/medias/communique_tat_preoccupee.pdf

Services éducatifs

Un scénario de fusion a été déposé faisant passer le nombre de commissions scolaires dans la région de 5 à 2. L’analyse et la prise de position face à ce scénario par les commissions scolaires aura pour prémisse d’assurer l’accessibilité, l’équité et la diversité des services offerts aux élèves ainsi que les enjeux économiques pour chaque territoire.

Communiqué de la Commission scolaire Harricana
http://www.csharricana.qc.ca/RadFiles/Documents/ADS/NOUVELLES/3207/EtatSituationFusion.pdf

Intégration au marché du travail du plus grand nombre de jeunes

Dans l’éventualité où les carrefours jeunesse-emploi seront contraints d’accueillir uniquement les jeunes prestataires de l’aide financière de dernier recours ou admissibles à l’assurance-emploi, « On ne peut se payer le luxe d’exclure des centaines de jeunes qui viennent volontairement dans leurs CJE afin d’obtenir l’aide et l’accompagnement dont ils ont besoin pour favoriser leur intégration socioprofessionnelle ».

Mme Marie-Josée Cyr, présidente du conseil d’administration du Carrefour jeunesse-emploi d’Abitibi-Est.
http://www.lafrontiere.ca/2014/11/17/les-coupures-toucheraient-les-cje

Compressions budgétaires au Cégep et à l’UQAT

Extraits provenant de différentes sources

Persévérance scolaire

Les carrefours jeunesse, les commissions scolaires, le réseau de la santé ainsi que la CRÉ collaborent tous à l’action concertée en persévérance scolaire. Toutefois, les restrictions budgétaires compromettront la mission et la mobilisation de plusieurs de ces organismes.

La Frontière
http://www.lafrontiere.ca/2014/11/13/rencontre-de-mobilisation-des-partenaires-cre

Route verte compromise

La décision du gouvernement d’abolir le programme d’entretien de la Route verte aura des impacts importants pour plusieurs municipalités de la région quant à leur capacité d’assurer l’entretien de ce vaste réseau de 489 kilomètres.

ICI Radio-Canada
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2014/11/11/005-route-verte-compressions-coupes-entretien-abitibi-temiscamingue.shtml

Effet concentrique de décisions centralisatrices

La centralisation des centres de santé et l’éventuelle fusion des commissions scolaires font craindre la perte d’emplois, voire de commerces (politique d’achat local) ou de services de proximité. L’exode des cadres représente une perte de revenus, d’épargne, d’hypothèque, etc.

La Frontière
http://www.lafrontiere.ca/2014/11/10/centralisation--la-sdt-craint-pour-leconomie-du-temiscamingue


47 emplois de cadres en santé abolis en Abitibi-Témiscamingue

En Abitibi-Témiscamingue, une cinquantaine de postes de cadres devraient être abolis, selon le président-directeur général de l’Agence de la santé, Jacques Boissonneault, qui a accordé une entrevue à ICI Abitibi-Témiscamingue.

ICI Radio-Canada et La Frontière
http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2014/09/26/001-reactions-regionales-abolition-agence-sante.shtml
http://www.lafrontiere.ca/2014/09/25/lagence-abolie-et-une-grande-fusion-dans-le-reseau-de-sante


La santé publique menacée

Les budgets seraient amputés de 30 %, compromettant la prévention. Cela entraînerait de nombreuses suppressions de poste, selon Le Devoir.

Le Devoir.
http://www.ledevoir.com/societe/sante/422844/la-sante-publique-menacee


Fermeture de Solidarité rurale du Québec

Avec la fermeture d’ici le 9 décembre prochain de Solidarité rurale du Québec, mentionnons la remise en question de la promotion et de la valorisation de la vision renouvelée de la ruralité contemporaine, de la formation et de l’encadrement des agentes et agents de développement rural, de l’expertise, de l’innovation et de l’expérimentation développée en milieu rural, voire de la pérennité de la récente Politique nationale de la ruralité.

Bernard Vachon : Out solidarité rurale, out le rural, out le Québec des régions
http://neorurale.ca/2014/12/out/

Matière à réflexion

Rappelons que l’Abitibi-Témiscamingue se caractérise en très grande partie par son mode de vie rural. Une ruralité en mutation, où concrètement plus du tiers des personnes de la région vivent au sein du milieu rural.

Source : Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue.
http://www.observat.qc.ca/documents/publication/abrege_collectivites_rurales_2010.pdf


Dépouillement des communautés

Fusions des commissions scolaires, abolition attendue des agences de santé, réforme des organismes régionaux (CRÉ, CLD), cela comporte un effet exponentiel dans les régions. Lors de l’abolition d’une organisation dans la région métropolitaine de Montréal ou à Québec, d’autres peuvent prendre le relais. Les compétences et les expertises demeurent alors que dans les milieux ruraux…

Le Devoir, tiré des propos de Claire Bolduc
http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/424738/titre-le-milieu-rural-en-perte-d-equilibre

Matière à réflexion

Comment faire un Québec prospère si on prive les milieux ruraux des outils pour se développer? Si la prospérité de Montréal est nécessaire pour la santé de la province, les régions font valoir que la leur l’est aussi : 370 000 emplois dans les villes dépendent de l’activité économique régionale, cite le Journal Les affaires.

Journal Les affaires, 22 novembre 2014.

Les jeunes et l’occupation des territoires

Le Québec a besoin de jeunes qui font le choix d’entreprendre, de fonder une famille ou de s’installer en région. Pour qu’ils le fassent, ils doivent avoir confiance en l’avenir et la certitude que les règles du jeu ne les défavoriseront pas. Le retrait de la société civile des délibérations et de la prise de décision dans les domaines de la décentralisation est un élément de risque pour l’avenir.

Lettre ouverte de la présidente de la Table de concertation des forums jeunesse régionaux du Québec (TCFJRQ)
http://www.forumsjeunesse.qc.ca/decentralisation-lettre-ouverte-fondements-valoriser-preserver.pdf

Privé de ses joueurs de premier plan

« Abolir les instances publiques de planification telles que les directions régionales des ministères, les agences de santé, les conférences régionales des élus, les centres locaux de développement, c’est nier qu’elles sont des acteurs de changement essentiel, porteurs d’expertises, de mémoire et de savoirs, qui permettent entre autres d’ajuster des programmes nationaux aux spécificités des territoires. »

Propos tiré d’une lettre ouverte cosignée par une quarantaine de personnes
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/422920/developpement-regional-agences-cre-cld-des-joueurs-de-premier-plan

« En retirant 4 milliards $ de l'économie québécoise, le gouvernement peut provoquer une récession en 2016. Cet empressement peut aussi être la source d'une dure confrontation politique avec les secteurs qui ont déjà subi de fortes restrictions par le passé. Elle peut aussi causer d'autres risques, par exemple, en fonçant dans le tas avec des commissions externes - celle sur la fiscalité et l'autre sur la révision permanente des programmes - à qui on demande d'évaluer en six mois un budget qui se chiffre tout même à 95 milliards $, en oubliant de s'attaquer à l'éléphant dans la pièce que constitue le monde de la santé et en achevant de démoraliser l'administration publique québécoise qui risque de perdre ses meilleurs éléments. »

« La situation budgétaire ne justifie aucune panique », a-t-il également mentionné.

Pierre Fortin, professeur émérite de sciences économiques, UQAM
Allocution à un colloque du Cercle finance du Québec le 21 novembre 2014.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201411/20/01-4821073-finances-publiques-quebec-va-trop-vite-selon-pierre-fortin.php